J'étais franc-maçon

dimanche 14 janvier 2007

Qu'adviendra-t-il de la Vie?

Les principaux candidats à l'élection présidentielle sont connus depuis cet après-midi. Nous devons maintenant leur poser la question essentielle:
                                                            Etes-vous prêt à défendre la vie humaine?

1°) Etes-vous prêt à défendre l'embryon humain, dès la rencontre de l'ovule et du spermatozoïde, contre les manipulations, les clonages, les "transpositions nucléaires"?

2°) Etes-vous prêt à défendre la source de la vie qu'est la famille, constituée naturellement d'une femme et d'un homme, notamment par l'amélioration des allocations familiales et des congés parentaux?

3°) Etes-vous prêt à défendre la vie humaine jusqu'à son terme naturel, dans la dignité des soins palliatifs et du refus de l'acharnement thérapeutique?

4°) Etes-vous prêt à aider les femmes en difficulté à éviter l'avortement par des aides psychologiques, sociales et financières?

5°) Etes-vous prêt à lutter contre la pornographie dans les medias, la publicité, et la pédophilie dans les faits?

Les candidats disposent de sites-blogs et je vous incite vivement à leur poser ces questions essentielles et à voter en conséquence. Merci. Maurice Caillet

PS: A ce propos, lisez mon "petit mot" : "Lettre ouverte à Madame Aubry"

lundi 1 janvier 2007

Blog: oui! mais pas d'anonymat!

L'anonymat permettant toutes les outrances et ne démontrant pas un grand courage,je ne mettrai désormais en ligne sur ce blog que les interventions accompagnées du nom, du prénom et de l'e.mail de mon interlocuteur (à moins que celui-ci ne désire pas faire figurer son courriel sur le blog). S'il s'agit de problèmes personnels, je répondrai directement par courriel, afin de préserver la confidentialité de l'échange. Maurice Caillet

samedi 27 mai 2006

Peut-on être catholique et franc-maçon?

                         Catholicisme et philosophie maçonnique: deux paradigmes inconciliables

Le débat n'est pas nouveau, puisque vingt et un ans seulement après la création de la maçonnerie moderne, spéculative, le Pape Clément XII la condamnait par "une constitution valable à perpétuité", condamnation reprise par de nombreux papes, jusqu'à Jean-Paul II (sur proposition de Mgr Ratzinger en novembre 1983). Cependant il a toujours été de bon ton parmi les fidèles et même les écclésiastiques, surtout en France, de faire preuve d'indépendance vis-à-vis de recommandations pourtant motivées du Magistère: le coq gaulois est toujours fier de son indépendance et il ne chante pas seulement dans les basses-cours, mais aussi dans les sacristies! C'est ainsi que l'on a vu le R.P Riquet et Allec Mellor faire l'apologie de la maçonnerie dans les années soixante. Vingt ans plus tard, c'était Mgr Thomas de Versailles qui "flirtait" avec J.J Cabut, Grand Maître de la Grande Loge de france. Et le 9 décembre 1999, on pouvait lire avec effarement la notice "auto-nécrologique" de l'abbé Jean-Claude Desbrosse dans le Figaro, avec tous ses titres maçonniques. Il trouva malencontreusement un soutien posthume de son ancien Evêque, Mgr Le Bourgeois, dans le journal La Croix, contredit très rapidement par son successeur Mgr Seguy du diocèse d'Autun. Depuis, d'autres Evêques français, et non des moindres, ont soutenu le point de vue romain: Mgr Brincard sur le site internet de son diocèse  du Puy-en-Velay, Mgr Rey dans une article de La NEF de décembre 2004, Mrg Bonfils, Mgr de Germiny.

Personnellement, je suis témoin et je ne suis que témoin, mais converti et baptisé à cinquante ans, j'ai été franc-maçon du Grand Orient de France pendant quinze années, et voilà vingt deux ans que je suis chrétien. Etant catholique aussi convaincu et actif que j'ai été franc-maçon militant, je me permets d'affirmer, en dehors de toute interdiction magistrale, malheureusement mal ressentie même par des catholiques pratiquants, qu'il est absurde, philosophiquement contradictoire, de prétendre être à la fois vrai catholique et franc-maçon authentique, quelles que soient les obédiences (mais qui se soucie aujourd'hui du principe de non-contradiction?). Je précise que j'ai fréquenté des maçons de toutes obédiences, notamment en Fraternelle.

Chirurgien gynécologue et urologue, j'ai participé en paroles et en actions dès 1966 à la contraception artificielle, aux stérilisations, à l'avortement, partageant les combats de francs-maçons publiquement connus, comme Lucien Neuwirth, Jean-Pierre Prouteau, Pierre Simon, Henri Caillavet, pour la légalisation et la pratique de ces actes.

De 1970 à 1985, j'ai gravi les grades initiatiques d'apprenti jusqu'au 18° (Chevalier Rose-Croix), j'ai été Vénérable de loge, délégué au Convent(député à l'assemblée nationale annuelle), membre de la Fraternelle des Hauts Fonctionnaires.

Depuis le début de ma conversion en 1984, j'ai témoigné, en de nombreuses occasions, de ma joie d'avoir rencontré notre seigneur Jésus-Christ, par écrit (cinq livres) et oralement (une cinquantaine de conférences et une trentaine d'interviews). J'ai la fierté aujourd'hui d'être devenu membre sociétaire de l'Association des Ecrivains Catholiques, membre du comité d'honneur  de l'Alliance pour les Droits de la Vie et je dispose d'un site-blog sur le réseau internet, déjà visité par près de 40.000 internautes.

Qu'est-ce que la franc-maçonnerie? Officiellement, il s'agit d'une association philosophique et philanthropique, qui, sous sa forme spéculative est apparue au début du XVIII° siècle. Dans toutes les obédiences, il existe au moins trois structures parallèles de nature différente.
Une structure que l'on peut qualifier de démocratique, regroupant les ateliers ou loges bleues ou de Saint Jean, qui gère les trois premiers grades d'apprenti, de compagnon et de maître. Tous les responsables, Officiers et Vénérable de loge, Délégué au Convent, membres de Conseil de l'Ordre, Grand Maître et ses adjoints sont élus et non reconductibles au delà de deux ou trois ans. Ces loges font l'objet de déclaration, comme association loi de 1901, auprès des Préfectures, et sont souvent à la une des hebdomadaires avec photo du Grand Maître à l'appui. Il existe à ce niveau une Constitution, des Statuts et une justice maçonnique chargée de règler les conflits entre maçons.
Une seconde structure, initiatique, est beaucoup moins connue, voire ignorée des "profanes": il s'agit des ateliers de perfectionnement, cloisonnés en quatre niveaux, du 4° au 33° grades selon certains rites, sans communication des ateliers supérieurs vers les inférieurs. Le recrutement d'un niveau à l'autre se fait par cooptation, et la gestion de cet ensemble est assuré par un petit collège de grands initiés, inconnus des maçons de base et encore plus de la presse. Notons au passage cette affirmation pour le moins surprenante d'un "Grand Commandeur" d'un de ces collèges, Albert Pyke: "Lucifer le Dieu de la Lumière et le Dieu du Bien lutte pour l'humanité contre Adonaï, la Dieu de l'obscurité et du mal" (14/07/1889). Plus discret, Oswald Wirth, grand initié et initiateur, écrivait dans le "livre du compagnon": "...le Serpent inspirateur de désobéissance, d'insubordination et de révolte, fut maudit par les anciens théocrates, alors qu'il était en honneur parmi les initiés".
La troisième structure n'a même pas de statut officiel dans les obédiences: il s'agit des fraternelles qui regroupent des maçons selon leur profession ou leurs intérêts, ce qui ouvre la porte à toutes sortes de compromissions et corruptions, d'autant plus que s'y retrouvent des maçons appartenant à des obédiences différentes, qui, publiquement, n'hésitent pas à se lancer des anathèmes, comme celui d'être une maçonnerie "irrégulière"! Pour s'en convaincre il suffit de consulter le site Hiram réalisé par des maçons, écoeurés, qui tentent de contrer ces dérives affairistes.
Enfin, sept maîtres peuvent constituer une loge "sauvage", qui n'a de compte à rendre à personne. J'ai été sollicité pour en faire partie. Il existe aussi des clubs spécifiquement maçonniques, comme les "Clubs des 50", cinquante des maçons les plus influents de chaque grande ville, qui se réunissent dans de grands restaurants.

Tout oppose la philosophie maçonnique et la religion catholique.

1°) Historiquement chacun connaît Saint Pierre, premier Evêque de Rome à qui Jésus a confié son Eglise.
Les origines de la maçonnerie spéculative sont plus discutables; cependant, beaucoup d'historiens admettent que celle-ci a résulté de la transformation de la maçonnerie opérative (bâtisseurs de cathédrales) à Londres en 1717, sous l'impulsion de deux pasteurs, Anderson presbytérien et Désaguliers anglican, influencés en sous-main par le physicien Isaac Newton, hérétique notoire pratiquant la magie et l'alchimie. Du reste, les Constitutions fondatrices, dites d'Anderson (1723) ne mentionnent Dieu qu'une seule fois, dans une tête de chapitre, et jamais la Sainte Trinité, le péché, le salut, la Résurrection, l'Ascension ni la Pentecôte, la venue du Saint Esprit. En France la maçonnerie apparaît dès 1725 avec Montesquieu, et ses membres, nobles, grands bourgeois voire écclésiastiques sont gallicans, c'est-à-dire opposés à la prééminence de l'Evêque de Rome. En tous cas, la FM, qu'elle soit opérative ou spéculative est une résurgence de la Gnose, hérésie dèjà condamnée par Saint Irénée au II° siècle et que l'on retrouve dans tous les ordres initiatiques. 

2°) Les fondements sont
- pour le christianisme, le kérygme, c'est-à-dire l'annonce par des témoins oculaires, dont l'apôtre Saint Jean, de la mort et de la résurrection de Jésus pour notre salut;
- pour la maçonnerie, des mythes, dont le mythe central d'Hiram, architecte du temple de Salomon qui aurait été assassiné par trois mauvais compagnons, ce qui ne repose sur aucune preuve historique, pas plus que la transmission par Saint Jean d'un enseignement secret de Jésus aux ordres initiatiques successifs en passant par les Templiers, pas plus que la transmission des rites initiatiques depuis l'antiquité égyptiennne jusqu'aux francs-maçons modernes, transmission soutenue par le franc-maçon et  talentueux romancier Christian Jacq. 

3°) Les principes de base sont aussi opposés.
- Le christianisme est une religion révélée par Dieu lui-même, d'abord à Moïse, puis en et par Jésus le Messie, et il comporte un certain nombre de dogmes, inclus dans le Credo, qu'un catholique bien formé et convaincu ne peut contester sans renier sa Foi (Dieu trinitaire, Incarnation, Résurrection, Ascension, Immaculée Conception, Assomption de la Vierge Marie). L'Eglise affirme détenir la Vérité sur les relations entre Dieu et l'Homme. Enfin, le chrétien compte plus sur la Grâce miséricordieuse de Dieu que sur ses propres oeuvres pour accéder au salut.
- La Franc-maçonnerie prône une philosophie humaniste consacrée à la recherche de la vérité, mais qu'elle estime inaccessible. Elle rejette tout dogme et soutient le relativisme:
. relativisme religieux qui met toutes les religions sur le même plan, alors qu'elle s'érige au-dessus d'elles comme "centre de l'union" (indifférentisme);
.relativisme moral, aucune règle morale n'étant pour elle d'essence divine et donc intangible: sa morale évolue au gré du consensus des sociétés, ce qui ressort également du naturalisme: "En toutes choses, la nature ou la raison humaine doit être maîtresse et souveraine"(Léon XIII dans son encyclique mettant à jour la maçonnerie qu'il qualifie de secte). En quelques mots et toutes obédiences confondues, c'est l'indépendance de l'Homme vis-à-vis de Dieu et la négation de tout phénomène surnaturel: c'est la cité terrestre de Saint Augustin..."l'amour de soi porté jusqu'au mépris de Dieu". 

4°) Les enseignements
- dans l'Eglise Catholique sont accessibles à tous; il n'y a pas d'enseignement secret, n'en déplaise à Dan Brown et aux gnostiques: Catéchisme, comptes rendus des Conciles, Encycliques destinées aux Evêques et cependant divulguées urbi et orbi;
- dans la franc-maçonnerie une formation ésotérique, secrète est donnée aux initiés selon leur grade, qui révélerait progressivement les mystères cachés par les dignitaires de la religion exotérique que serait l'Eglise apostolique et romaine (et pourquoi les Eglises orthodoxes et protestantes dissimuleraient-elles les mêmes mystères, alors qu'elles ont longtemps combattu l'Eglise romaine?). Tous les rituels font miroiter aux yeux des initiés la "Connaissance" d'une soi-disant "Tradition primordiale" préhistorique et d'une "Lumière", qui au mieux est celle d'une meilleure connaissance psychologique de l'initié par lui-même, mais en aucun cas celle de la Transfiguration au Thabor ou celle d'un Saint Séraphin de Sarov en présence de Motovilov.

5°) La conception de Dieu est profondément différente:
- pour un chrétien, Dieu est un être personnel, trois personnes en une, mais un Dieu-personne entretenant une relation d'amour avec la créature humaine: c'est du théisme;
- pour un FM, ce peut être au mieux le Grand Architecte de l'Univers, Dieu abstrait, mais c'est seulement le "Créateur-maître horloger" comme le désigne le pourtant pasteur Désaguliers et plus tard Voltaire, initié sur le tard: c'est du déisme. Ce GADLU n'intervient pas dans les affaires des hommes: pas de théophanie (apparition), pas de miracle!

) L'eschatologie, les fins dernières 
- dans le christianisme, c'est la Vie Eternelle, accordée par grâce, dans une adoration et une louange sans fin, face à face amoureux avec le Seigneur;
- dans la franc-maçonnerie, c'est le "passage à l'Orient éternel", espérance de l'abbé J.C Desbrosse, qui échappe à toute définition ou description, hormis le respect des initiés vis-à-vis de leurs défunts.

) Le perfectionnement de l'Homme
- pour le chrétien, consiste, avec la grâce de Dieu et les sacrements, à s'acheminer vers la sainteté, dans l'imitation de Jésus Christ: l'humilité et la charité;
- pour le FM, c'est l'élitisme des initiations successives, forme d'animisme (selon René Guénon et Mircéa Eliade), et la recherche du bien qui n'est nulle part précisé, puisque la morale évolue, dans la sincérité qui, chacun le sait, n'est pas synonyme de vérité: le FM est un self-made man. Cela rappelle le pélagianisme combattu par Saint Augustin.

) La relation avec les autres religions   
- pour le catholique, c'est un respect des croyants des autres religions, dans la tolérance due aux personnes qui n'ont pas encore été éclairées par l'Esprit Saint, mais dans la préservation jalouse de la doctrine de l'Eglise, transmise aux Apôtres et leurs successeurs; c'est le véritable esprit de la rencontre d'Assise de 1986;
- pour le FM, c'est une tolérance générale vis-à-vis de toutes les croyances et philosophies, avec un goût prononcé pour le syncrétisme, c'est-à-dire la combinaison peu cohérente de différentes doctrines spirituelles: c'est aussi la Gnose!  

9°) La relation au corps et au plaisir   
- pour le catholique n'a pas été puritaine, sauf pour les Cathares et les Jansénistes, et elle ne l'est pas dans les écrits du Saint Père, Jean-Paul II, qui célèbre l'acte conjugal comme un "véritable acte d'adoration", mais le corps et les sens doivent rester soumis à la conscience et à la loi morale et subordonnés à l'amour véritable;
- pour le FM, elle doit être d'une liberté totale entre adultes consentants; cet hédonisme a conduit la franc-maçonnerie à promouvoir toutes les lois favorisant le divorce, la contraception, l'avortement, le PACS et bientôt la dépénalisation des drogues dites douces, ainsi que la légalisation de l'euthanasie: "c'est tout le concept de famille qui en train de basculer" selon le pronostic du Docteur Pierre Simon (De la vie avant toute chose; Ed. Mazarine 1979).

Conclusion  

Le catholique ne doit pas se laisser séduire par les idéaux maçonniques, qui sont ceux de notre République: liberté, égalité, fraternité, qui n'ont pas le même sens dans l'esprit d'un chrétien et d'un FM.
La liberté, pour un chrétien, est un moyen, un instrument accordé par Dieu à l'Homme pour aller vers le Bien et l'amour. Pour un FM c'est un but sans fin, qui doit abattre tous les tabous et tous les interdits de la morale naturelle.
L'égalité, pour les chrétiens résulte du fait qu'ils sont tous fils d'un même Père et frères et soeurs de Jésus.
Pour un FM, c'est une illusion puisqu'il distingue profanes et initiés et, par ailleurs les FM eux-mêmes en 33 grades bien étanches.
La fraternité chrétienne est universelle et celle des FM se limite ou se concentre sur le cercle restreint des initiés, tout en aspirant à l'avénement d'un gouvernement mondial...dirigé par les initiés, bien entendu! 

En 1936, lors de leur première rencontre à Chateauneuf-de-Galaure, Marthe Robin, grande mystique, déclara au Père Finet que "parmi les erreurs qui allaient sombrer, il y aurait le communisme, le laïcisme et la franc-maçonnerie"* Le communisme n'a déjà plus beaucoup d'avenir. Prions donc pour la conversion des FM qui, souvent de bonne foi, sont dans l'erreur et les ténèbres, alors qu'ils croient avoir reçu la Lumière.

                                La Lumière qui éclaire tout homme c'est Jésus le Christ

                                                               ce n'est pas Lucifer!                             Maurice Caillet

* in Raymond Perret, "Prends ma vie, Seigneur" p.139, chez Desclée de Brouwer

Prière: Père infiniment bon, tu vois dans le secret des coeurs et des loges; tu sais que beaucoup de francs-maçons, égarés par une philosophie trompeuse, recherchent de vaines vérités; libère-les, Seigneur, des esprits qui les abusent; que l'Esprit Saint, l'Esprit de vérité, investisse leur intelligence et leur coeur et leur révèle la Vérité prime et ultime, l'Alpha et l'Oméga: ton fils, Jésus le Christ, sa vie, son enseignement: la Bonne Nouvelle de ton Amour. M.C.

 

 

 

 

 

 

     

samedi 12 novembre 2005

2005: séparation de la franc-maçonnerie et de l'Etat ?

Lettre ouverte aux français

Maurice Caillet


1905 - Séparation de l’Eglise et de l’Etat

2005 - Séparation de la Franc-maçonnerie et de l’Etat ?
Ou faudra-t-il attendre encore un siècle ?
12 novembre 2005
/...

(Article de Maurice Caillet paru dans l'Homme Nouveau du 12/11/2005) Il est temps que nous prenions conscience que le pouvoir qui nous est donné par la Constitution française est utilisé et détourné par des minorités agissantes que le franglais nomme lobbies ou groupes de pression. Je ne veux pas parler des puissances économiques et financières qui sont dans leur rôle naturel d’infléchir le politique à leur profit, ni de minorités aussi bruyantes qu’elles sont moins nombreuses. Je veux parler de la franc-maçonnerie qui va célébrer cette année le centenaire de sa victoire sur la « calotte » par la séparation de l’Eglise et de l’Etat, avec l’aval des autorités de notre République. Certes, Jésus nous a dit de « rendre à César ce qui est à César », et il est bon que le politique et le spirituel soient distincts, car les religions ne peuvent que se corrompre dans l’engagement politique direct, alors qu’elles s’honorent de rappeler les autorités civiles à leur devoir vis-à-vis de la morale naturelle et universelle, qui n’est pas une morale à géométrie variable, comme celle que propose la maçonnerie depuis les Constitutions d’Anderson (1723). Et la laïcité à la française a eu et pourrait avoir des mérites pour l’unité de la nation et l’intégration des immigrés, si elle s’accompagnait d’une véritable neutralité philosophique, de la part de nos dirigeants. Or nous allons voir que ce n’est pas le cas, loin de là...

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mercredi 22 septembre 2004

Faut-il avoir peur?

Lors de mes conférences-témoignages il m'est souvent demandé si mes prises de position ne mettent pas ma vie en péril. Je réponds toujours que je n'ai aucune propension au suicide (que je réprouve par principe) et que s'il m'arrive un "accident", une enquête sera souhaitable. A condition qu'elle ait lieu! C'est ainsi que l'on ne connaît pas les circonstances exactes de la mort, en 1979, du ministre Robert Boulin, franc-maçon et catholique, pas plus que de celle de Lucet, Directeur de la Sécu d'Aix-Marseille, en 1982, "suicidé" de deux balles dans la nuque, pas plus que de celle de Michel Baroin, Grand Maître du Grand Orient de France, qui, en 1987, après sa conversion au christianisme, disparut dans un accident d'avion au dessus de la forêt africaine. De fait, j'ai connu une menace de mort directe précise, en 1984, venant d'un responsable de Force Ouvrière et membre de la Grande Loge de France, alors qu'au début de ma conversion, j'envisageais de traduire un de mes "frères" devant les juridictions civiles au lieu de m'en remettre à la "Justice Maçonnique", dont je connaissais les arcanes. Le danger existe donc...mais Jésus est vainqueur des forces du Mal: Il nous l'a promis! M. Caillet

lundi 16 septembre 2002

Double nomination

Chers lecteurs, chers internautes: je rends grâce au Seigneur, car il est bon ! Pour un ancien franc-maçon converti, j'ai eu la joie, cette année, d'être admis comme membre sociétaire de l'Association des Ecrivains Catholiques et nommé membre du Comité d'Honneur de l'Alliance pour les Droits de la Vie. Le Seigneur ne ménage pas sa grâce à ceux qui l'aiment et le servent de leur mieux: Deo gratias !

mercredi 1 novembre 2000

Lettre ouverte à Mr Badinter

Article paru dans Ouest-France du 1/11/2000

Monsieur Badinter, j'ai lu avec intérêt votre interview par Bernard Le Solleu dans Ouest-France du 15 septembre 2000. Intérêt et émotion. En effet, j'ai toujours partagé votre répulsion pour la peine de mort et, si je n'avais été médecin, j'aurais préféré me déclarer objecteur de conscience plutôt que de faire mon service militaire, tant je réprouvais l'idée de donner la mort à une autre personne. Aussi, ayant milité dix ans au Parti Socialiste, j'ai partagé et admiré votre combat contre la peine de mort. Mais, à la même époque, mes engagements de chirurgien-gynécologue en faveur de la liberté de conception, m'amenèrent à être un pionnier de l'IVG en Bretagne. Même si je réservais cet acte à des cas extrêmes, dramatiques, médicaux ou sociaux, aussi curieux que cela puisse paraître, je ne voyais pas la contradiction entre le fait de refuser la mort d'un adulte, souvent coupable d'actes graves, et de pratiquer moi-même l'interruption de la vie d'un être humain innocent et sans défense. Ma conscience s'est ouverte depuis! Comme Madame Martine Aubry a transformé l'IVG d'exception en droit à l'avortement, comment peut-elle, comment pouvez-vous vivre cette contradiction (c'est-à-dire philosophiquement une absurdité) de défendre la vie de quelques trente adultes par an au Texas et de permettre l'exécution de 200.000 êtres humains par an, en France, qui ne peuvent ni faire entendre leurs voix, ni trouver d'avocat de la défense? Cinq millions de morts depuis 1975, n'est-ce pas un holocauste? A ce propos, si je m'incline sincèrement devant votre douleur d'avoir perdu votre père en déportation, et si je plains les parents dont l'enfant, même coupable, est condamné à mort, je tiens à témoigner que la douleur n'est pas moindre chez les femmes qui sont conduites à faire supprimer le fruit de leurs entrailles. Mon expérience, assez grande en ce domaine, m'a montré que la solution, dans l'immense majorité des cas, n'est pas chirurgicale, mais sociale, matérielle, financière. Qu'attend-on pour aider les femmes françaises acculées à l'IVG, alors que notre situation démographique, déficitaire, est préoccupante au point que l'ONU vient de conseiller à la France d'accueillir plus de migrants? Autre contradiction, autre absurdité! Quant à l'horreur même de l'acte opératoire, qui a écoeuré les plus vifs partisans de l'IVG, chirurgiens endurcis, je conseille à ses zélateurs de passer une demi-journée dans une salle d'opération consacrée à cet acte mortifère! M. Caillet

lundi 17 avril 2000

Lettre ouverte à Mme Martine Aubry

                                                                   Le 17 avril 2000

à Madame Martine Aubry, Ministre de l'Emploi et de la Solidarité. (Lettre publiée dans mon livre: "Hédonisme ou christianisme".

                                              Madame le Ministre

Différents articles de presse font état de l'intention du gouvernement de reprendre la loi de 1975-1979 sur l'IVG.
Militant de l'abolition de la loi de 1920 et pionnier de l'application de la loi Veil en 1975, à Rennes, je me permets de vous soumettre les réflexions suivantes:

1°) Les causes principales des IVG que j'ai été amené à pratiquer sont des problèmes de logement, d'emploi, d'endettement, d'abandon par le géniteur, plus rarement un rejet par la famille d'une fille trop jeune: dans tous ces cas, la solution n'aurait pas dû être chirurgicale, mais sociale.

2°) L'IVG est un acte contre nature pour le médecin, comme pour le personnel infirmier, l'un et l'autre ayant pour vocation et formation de défendre la vie; c'est rapidement un acte écoeurant, quelle que soit la technique, car force est de voir des fragments d'embryon, ayant déjà forme humaine; l'expérience a montré que peu de personnel soignant est capable de jouer longtemps ce rôle destructeur.

3°) L'IVG engendre des séquelles psychologiques parfois irréparables chez la maman qui a été poussée par les circonstances ou par son entourage à détruire l'enfant qu'elle désirait, consciemment ou inconsciemment.

La solution n'est pas d'étendre le champ de la loi actuelle à douze semaines, mais de prévenir le recours à l'IVG par une série de cinq mesures:

a) par une éducation au respect de l'autre et à l'amour responsable, dès la classe de 3°, allant contre la "sexualité précoce et normative" dénoncée par Mme Ségolène Royal;

b) par une augmentation des allocations familiales, en valeur absolue et au prorata du nombre d'enfants;

c) par une augmentation des congés parentaux et des indemnités afférentes pendant les deux ou trois premières années de l'enfant;

d) par un soutien psychologique aux femmes acculées à l'IVG, avant et après;

e) par une facilitation de l'adoption et une aide aux femmes aceptant de mener à terme leur grossesse en vue d'adoption.

Toutes ces mesures auraient, en outre, le mérite de résoudre un problème démographique qui met en péril les retraites et qui conduit l'ONU à nous proposer une immigration importante.

Il est regrettable que l'IVG, acte d'exception et grave, se soit banalisée dans l'esprit de nombreuses femmes, ce qui explique les quelques 200.000 avortements annuels dans notre pays vieillissant.

Vauillez agréer, Madame le Ministre, l'expression de ma considération respectueuse.

Signé: Docteur Maurice Caillet, Ancien Interne de Hôpitaux de Paris, ancien chirurgien-gynécologue, ancien Vice-Pésident de l'Observatoire Régional de Santé de Bretagne.

Bien entendu, je n'ai pas reçu de réponse de Madame Aubry! Et la loi qui portera désormais son nom, devant l'Eternel, a été adoptée par le Parlement le 31 mai 2001. 

 

dimanche 9 avril 2000

Lorsque Jésus-Christ nous parle...

Lorsque Jésus-Christ nous parle ou se révèle à nous d'une manière ou d'une autre, il n'est pas possible de le taire.

Ce fut mon cas... mais le manuscrit de mon premier livre a dû attendre près de dix ans pour trouver un éditeur courageux, prêt à publier la vérité essentielle, à savoir que la découverte de l'Amour de Dieu pour chacun de nous est le bien le plus précieux que nous puissions recevoir sur terre.

C'est le même éditeur qui a eu le courage de publier mon second livre, qui révèle ce que je sais de la franc-maçonnerie et de l'illusion qu'elle représente. Elle ne donne pas la prétendue "lumière", comme elle l'affirme, car la vraie lumière ne se cache pas sous le boisseau...ni dans les loges cachées et secrètes. La vraie Lumière éclaire tout homme qui vient dans le monde: c'est Jésus qui fait sa demeure en nous, lorsque nous le recevons dans les Sacrements.

Le chrétien n'a rien à attendre de son entrée en franc-maçonnerie, puisqu'il a déjà TOUT reçu.